samedi 22 juillet 2017

Je cultive

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution

J’ai besoin de boire
J’ai besoin de manger
J’ai besoin d’aimer
Et de justice
Je n’ai pas besoin d’argent
Je n’ai pas besoin de guerre
Je n’ai pas besoin d’horreur
J’ai besoin de boire
J’ai besoin de manger
J’ai besoin d’aimer
Et de justice

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution

Je lève mes mains
Ils lèvent leurs mains
Nous les levons en hauteur
Au-dessus des cœurs

Je baisse les mains
J’enterre les grains
J’enterre les armes
Je récolte la vie
Je sème la paix
J’enterre les habits
Pour tisser les miens

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution

Finies les nuits de peur
Finies les prisons d’argent
Finies les pendaisons
Finies les disparitions

Je confectionne la vie
Je confectionne la joie
Plus de brouillard gris
Plus de contrainte
Je fais une guerre aux cravates
À ces singes hypocrites
Faussaires de vérité
Je salue mon voisin
Qui salue son voisin

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution

Un petit verre de mezcal
Une tortilla dans la main
Un petit verre de mezcal
Dans la main de mes voisins
Un petit verre de lait
Une tortilla dans la main
Mes enfants jouent jusqu’à demain
Mes enfants dorment ensemble
Un petit verre de mezcal
Une tortilla dans la main
Un petit verre de mezcal
Dans la main de mes voisins
Un sourire sans soupire
Des sourires sur tous les visages

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution

J’enseigne le quotidien
J’éloigne les assassins
Avec leurs venins
J’enseigne le quotidien
Sans me préoccuper des cordes
Des attaches à la matière
Je noue ces mains assassines
Pour les guider à nous quitter
Pour les abandonner à leur chagrin
Au haut de leurs tortures
Au haut d’une tour
Pour qu’ils s’arrachent leurs rancœurs
Je respire mon bonheur
Sur le sol de nos ancêtres
Je cultive le bonheur

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution

J’ai une livraison de soleil
Un paquet de sourires
Et j’ai une démarche fière
J’enterre l’enfer des fausses fois
Celles qui m’isolent
Dans une camisole de folie
J’ai foi dans la terre
Dans la forêt
Dans une fenêtre ouverte
Pour une nourriture sans poison
J’ai une livraison de soleil
Qui éclaire mon corps
Qui éclaire vos cœurs
Voice mon courage
Celle de vivre
D’être ivre de conscience
Celle de vivre vraiment

Je cultive
Je cultive le sol
Je cultive la révolution
J’ai pris la paix
Et l’amour
Ce sont les armes de mon âme

Réjean Desrosiers © 2017 07 22 001

Dan McCaw



Dan McCaw

dimanche 9 juillet 2017

À l’ombre de l’ombre

À l’ombre de l’ombre

L’ombrelle pivote
C’est le manège
Le changement sans changement

Ce sont les sentiments qui me gouvernent
Les maniements minimes et monumentaux
Les contradictions controversées
La cime sans point théâtrale
Sans assise terrienne
Je suis debout dans l’espace
Dans l’espoir de retrouver mes racines
La raison de mes rêves

À l’ombre de l’ombre
L’ombrelle pivote
C’est le manège
Le changement sans changement

Le choix du noir
Ce n’est pas le fond des choses
C’est la porte dans la fenêtre
La fête pour disparaitre
J’ai rejeté toutes les religions
J’ai consacré tout sur mes craintes
Le choix du blanc
Ce n’est pas la surface des choses
Je marche en reculant
Je marche avec mon silence
Mon cœur est au large
Je ne le comprends plus
 
À l’ombre de l’ombre
L’ombrelle pivote
C’est le manège
Le changement sans changement

Je regarde tout ce qui m’est inaccessible
Sans me demander pourquoi
Je regarde sans vraiment regarder
Je ne suis pas encore vraiment là
Je ne suis que le passage
Le passage vide pour passer
Je me devance
Et me regarde
Tasse-toi
Tasse-toi

À l’ombre de l’ombre
L’ombrelle pivote
C’est le manège
Le changement sans changement
Je suis un monstre mécanique
Une montre pas encore terminer
Une route sans voyageur
Tasse-moi
Tasse-moi
J’ai perdu la voie
J’ai perdu la vie
Je suis toujours en retard
Je ne suis plus qu’un hasard
Une mauvaise rencontre

À l’ombre de l’ombre
L’ombrelle pivote
C’est le manège
Le changement sans changement

Réjean Desrosiers © 2017 07 09 001

Ana Maria Pintora
https://www.facebook.com/anamariapintora/posts/1661034157240655

Ana Maria Pintora
Ana Maria Pintora

dimanche 2 juillet 2017

Un rêve

Un rêve
Une réalité
Ou un rêve réel

Ne plus percevoir mon ile
J’ai touché pour m’enfuir
J’ai trouvé l’instant
Juste avant de m’envoler

Un rêve
Une réalité
Ou un rêve réel

Le souffle qui entre
Des gestes qui ressortent
Un gouffre immense me devance
Me délivre de l’ensemble

Un rêve
Une réalité
Ou un rêve réel

Je suis l’ile d’eau douce
Une ile vivante et inusitée
Je m’enracine sur l’air
Je m’élance pour ma survie

Un rêve
Une réalité
Ou un rêve réel

Une musique
Et un écho
Je vous invite à me suivre
Même si c’est encore un rêve

Un rêve
Une réalité
Ou un rêve réel
Une trêve
Dans la banalité
Pour me suspendre dans un ciel

Réjean Desrosiers © 2017 07 02 001 mg

Michel Lamarche


Michel Lamarche